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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 10:22
Déclaration du 22 mai 2009
Xavier Darcos voudrait régler le problème de la «violence scolaire». Mais il le fait avec des mesures inappropriées qui ressemblent plus à des provocations à l’égard de la communauté scolaire déjà très choquée ces derniers mois par les intrusions «musclées» de gendarmes et de chiens dans des établissements scolaires au motif de la prévention.

Il feint d’ignorer que nombre des mesures qu’il a prises depuis deux ans n’ont fait qu’aggraver le problème. Comme plusieurs fois déjà, il profite d'un drame pour ressortir de veilles mesures répressives éculées et potentiellement sources de dérapages, comme les fouilles des élèves par des personnels de l’établissement.
Les suppressions de postes dans les établissements scolaires ne permettent pas un encadrement suffisant des élèves pour mettre en place éducation et prévention de la violence. Depuis 2002, ce sont près de 45 000 postes d’éducateurs qui ont été ainsi supprimés.
La suppression de la sectorisation qu’il a entreprise n’aboutira qu’à une concentration explosive des difficultés dans certains établissements scolaires.
L’absence de dialogue avec les lycéens pendant leur mouvement de décembre dernier n’a fait qu’augmenter l’exaspération des jeunes.
Dans ses annonces, le ministre ne fait que stigmatiser et culpabiliser les parents et les jeunes et ne prévoit que d’instaurer toujours plus de répression mais toujours moins d’éducation. Et ce, alors que la France s’apprête à célébrer les 20 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant…
Xavier Darcos est-il encore qualifié pour prétendre régler ces problèmes ?


Déclaration du 27 mai 2009
Xavier Darcos a convoqué pour ce matin, 27 mai 2009, une réunion pour évoquer le problème des violences scolaires, avec les représentants des parents d’élèves, des collectivités territoriales concernées et des chefs d’établissement. Les représentants des enseignants et des lycéens n’y ont pas été conviés, il leur a été expliqué qu’il s’agit d’une réunion « technique » et qu’ils seront reçus ultérieurement.

 

Parallèlement à cela, pour les inciter à participer à la réunion, le cabinet du ministre a fait savoir à l'ARF (Association des régions de France) que "les caméras" seraient là. Ceci confirmait donc le caractère d'opération de communication que le ministre voulait donner à cette réunion, en utilisant les associations de collectivités territoriales et notre fédération comme faire-valoir dans une grande concertation dont chacun sait qu'elle n'existe pas. D'autant que l'agenda présidentiel a déjà inscrit pour demain une rencontre de décisions sur le même sujet.

 

Depuis plus d'une semaine, nous sommes assaillis de propositions toutes plus liberticides les unes que les autres et visant à mettre au piquet les parents "démissionnaires". Le ministre propose, grâce à la tribune qui lui a été offerte au congrès de ses amis de la PEEP, que la discussion soit "sans tabous" mais elle sera bien sûr sans postes, sans arrêt de la désectorisation, en somme "sans tabous" sur les remontrances et sanctions vers les familles mais en gardant les prérequis de suppressions de postes et de dislocation du tissu social scolaire.

 

Ceci intervient la même semaine où le gouvernement est entendu sur son application de la Convention internationale des droits de l'enfant (20ème anniversaire oblige) à l'ONU et y indique, à propos de la violence scolaire, accorder la priorité au dialogue et aux mesures éducatives.

 

Dans ces conditions, nous avons jugé qu'il n'était pas opportun ni nécessaire de participer à ce simulacre de consultation, simple faire-valoir du ministre sur sa politique intégriste sécuritaire. Cependant, comme l'ARF et l'ADF (Association des départements de France), nous avons décidé de dépêcher un « technicien » chargé de mission de la fédération. pour écouter et prendre les documents éventuellement distribués.

 

Rappelons encore que, pour la première fois depuis juillet 2008, Xavier Darcos choisit justement ce sujet pour inviter la FCPE à le rencontrer, alors que nous attendons toujours d'être consultés, dans une table ronde avec tous les acteurs, sur le lycée, les RASED, la formation des enseignants, l'application du SMA, alors que nous n'avons aucune réponse à nos courriers et demandes concernant base élève, la "reconquête" du mois de juin, les BEP supprimés, les rythmes scolaires, les cartables. Le dernier courrier reçu du ministère nous rappelle que notre dernier MAD ne le sera plus en septembre, poursuivant les retraits de subvention et d'aide à notre fédération (déjà divisées par 4 cette année).

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