Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 15:43

Notre article d’hier faisait état des suppressions de postes annoncées dans le budget 2012 de l’éducation nationale.

 

Sur les 14 000 suppressions au niveau national, 5.700 postes d’enseignants concernent les écoles primaires publiques.

 

Quelles en seront les répercussions dans l’académie et dans le département du Nord ?

 

L’an dernier, la purge budgétaire avait prioritairement ciblé les postes « classe ».

Pour la prochaine année scolaire, la rue de Grenelle (autrement dit le siège du ministère de l’éducation nationale) se doit de tenir l’engagement du président de la République de maintenir le même nombre de classes à la rentrée prochaine : les présidentielles arrivent à grand pas : l’Élysée ne veut pas des mobilisations de parents, d’élus et d’enseignants contre les suppressions de classes. Il y aura néanmoins une conséquence : dans les écoles qui attendent des élèves supplémentaires, les ouvertures de classes seront impossibles. 

 

La scolarisation des moins de trois ans va poursuivre sa chute : cela veut dire encore plus de refus d’accueil en maternelle pour ne pas créer de postes.

 

Mais la « purge » doit continuer et on va réduire le nombre de postes en maternelle et en primaire en touchant aux postes qui ne sont pas des postes « classe » :

 

- Moins 700 postes d’intervenants en langues qui effectuaient un bon travail et qu’on ne reprendra pas

- Moins 2000 enseignants remplaçants : cela veut dire encore des classes sans remplaçants alors que la situation est déjà catastrophique. A moins qu’il ne soit prévu de recourir à des contractuels précaires recrutés à l’ANPE pour enseigner dans les écoles comme le Rectorat de Paris vient de l’annoncer : rappelons que la FCPE demande que les professeurs remplaçants soient des personnels formés. Ce ne sera pas le cas

- Moins 3000 POSTES en RASED

 

Cette année encore, les coups de ciseaux devraient donc toucher les postes d’enseignants RASED déjà bien affaiblis par plusieurs années de coupes.

Rappelons que « les Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté » sont des structures de circonscription qui interviennent dans les écoles pour aider les élèves en grande difficulté à se réinsérer dans une scolarité normale : Un travail mené avec efficacité mais qui subit chaque année des diminutions de moyens : Les RASED ont subi depuis 2008 plus de 3 500 suppressions, soit plus d'un quart de leurs effectifs ce qui a déjà entraîné pour les personnels à choisir de ne pas prendre en charge certains élèves qui en ont pourtant besoin.

La mise en œuvre de cette politique laissera de plus en plus d’élèves en difficultés sans aide spécialisée dans des classes avec des effectifs encore plus chargés dans certains endroits.  

 

On voit clairement que les élèves les plus fragiles ne sont pas dans les préoccupations du gouvernement et du ministre de l’éducation nationale (pas plus que la pédagogie d’ailleurs) mais qu’il est bien plus important pour eux de sacrifier au dogme de la « sainte calculette » des technocrates (pour qui seuls comptent la gestion et leurs bons résultats sur l’économie des postes) pour faire plaisir aux agences de notation économique. Conserver un A, ça le vaut bien ! Mais pour les familles et les élèves ça ne vaut rien.

 

Merci pour les enfants qui sont et seront laissés sur le bord du chemin et à qui on supprime les moyens de pouvoir essayer de s’en sortir et dont on sacrifiera l’avenir.

 

111021-photo-blog.jpg

Extraite du site http://rased-en-lutte.net

Partager cet article
Repost0

commentaires