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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 14:22

C’est ce à quoi il faut s’attendre à la prochaine rentrée pour nos écoles maternelles et primaires, sur 399 postes dans l’académie. (On peut y ajouter les 64 postes d’intervenants en langue … pour améliorer sans doute l’apprentissage des langues dans nos écoles !!!). 

 CE QUI SE CACHE DERRIERE CE CHIFFRE :

-          Plus de 200 fermetures de classes  (pour une centaine d’ ouvertures).

Que l’on ferme une classe quand ses effectifs sont bas , soit, mais que l’on ferme une classe alors que l’on pourrait mieux travailler dans l’école avec des effectifs raisonnables permettant de prendre en charge les élèves en difficulté, de diversifier la pégagogie… c’est inadmissible !

Le rectorat indique qu’il y a baisse du nombre d’élèves inscrits : c’est très discutable. On sait aussi que l’on ne comptabilise pas les ELEVES QUI POURRAIENT ETRE INSCRITS EN MATERNELLE mais que l’on N'INSCRIT PAS FAUTE D’ENSEIGNANTS !

Nous pouvons fournir de nombreux exemples.

Les ouvertures  de classe, il est normal qu’elles soient faites, et c’est le plus souvent lorsque les effectifs de l’école atteignent des seuils intolérables. IL POURRAIT Y EN AVOIR BIEN PLUS ! 

-          La suppression de nombreux postes  d’enseignants et de conseillers pédagogiques qui ne sont pas directement chargés de classe

-          La suppression de 32 postes sur 115 pour aider les élèves dans les zones d’éducation prioritaire : MERCI POUR LES ELEVES EN DIFFICULTE !

-           Près de 40 postes d’ enseignants spécialisés des RASED, les premiers visés. Cela remet en cause, pour la troisième année consécutive, l’existence des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté (RASED) : MERCI POUR LES ELEVES EN GRANDE DIFFICULTE !

 

TOUT CELA, c’est-à-dire la baisse effective des moyens humains pour une véritable prise en charge adaptée des élèves sera le résultat du TOUR DE PASSE-PASSE de monsieur SARKOZY, président de la République pour supprimer des postes et que les parents ne s’en rendent pas trop compte dans les classes.

NOUS RAPPELONS SON ANNONCE du 21 juin 2011  de la fin des suppressions de classes dans le primaire pour la rentrée 2012.

 

ON VOIT CE QUE CETTE FALLACIEUSE PROMESSE DONNE EN REALITE SUR LE TERRAIN !  

 

 Voilà comment est masquée la poursuite de la destruction des conditions d’accueil dans notre service public, avec la complicité de son ministre, dans l’académie et notre département. 

Rappelons une fois encore que le dispositif RASED, constitué d’enseignants spécialisés et de psychologues, est un élément de réponse indispensable à la situation des élèves en grande difficulté. Alors que la réussite scolaire est un facteur essentiel d’intégration dans notre société, ils sont sans cesse confrontés à la souffrance et la détresse des élèves, des enseignants et de leurs parents, avec de moins en moins de moyens pour y répondre.

Dans le Nord, depuis trois années, les effectifs des enseignants spécialisés des RASED des circonscriptions s’amenuisent avec pour conséquences des centaines d’enfants qui ne sont plus pris en charge ; en 2009/2010 il a été évalué qu’au moins 2 800 élèves en grande difficulté, qui auraient dû être aidés, n’ont pu l’être.

On pourra y ajouter quelques 2000 élèves pendant l’année scolaire prochaine qui ne seront plus pris en charge dans les circonscriptions !

C’est pourquoi la FCPE Nord s’est adressée par écrit aux parlementaires du Nord pour leur demander leur position quant aux élèves en grande difficulté :  

- Quelles solutions proposez-vous pour sortir de cette situation très préoccupante du nombre d’élèves en échec scolaire ?

- Quelle est votre position sur l’avenir du dispositif RASED et des professionnels qui le composent ?

Un certain nombre d’entre ces élus du peuple nous ont répondu. Nous les remercions et nous ferons connaître aux parents de nos associations locales les réponses qui ont été apportées.

D’autres de ces élus n’ont pas eu la politesse de répondre à ce jour à un courrier qui leur a été envoyé le 6 décembre 2011.

Le sort des  élèves en grande difficulté ne les intéresse sans doute pas.

Nous publierons la liste de ces parlementaires qui n’ont pas daigné donner leur position à une fédération de parents qui représente, dans le Nord, 18 500 familles adhérentes.

ACTE 2 :

Nous appelons les parents d’élèves, les élus en conseil d’école,  les associations de toutes les écoles du Nord et les enseignants, à exiger dans les écoles et auprès de l’inspecteur de circonscription :

- le point de  la situation véritable des postes de RASED

- les besoins réels en personnels nécessaires pour que tous les enfants en grande difficulté puissent être pris en charge

- le point de la situation à la prochaine rentrée scolaire avec les suppressions annoncées

Il faut savoir qu’actuellement et de plus en plus, depuis plusieurs années, les équipes de RASED sont contraintes, faute de temps et de moyens humains, à abandonner des élèves qui auraient dû être pris en charge que ce soit en maternelle ou à l’école élémentaire

- le point sur l’apprentissage des langues

- le point sur l’aide aux élèves en difficulté dans les zones d’éducation prioritaire

et à demander aux parlementaires de leur circonscription ce qu’ils en pensent.

Le ministre de l’éducation nationale a des comptes à rendre aux parents et aux élèves !   Nous y reviendrons…

 

Pour la FCPE Nord


Patrick PATTE                                                Hachemi SALHI

 

Secrétaire général                                           Président

 

 

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 15:26

Nous aurions aimé nous contenter de vous souhaiter une paisible année 2012, une bonne réussite scolaire pour vos enfants, un développement personnel et humain équilibré qui leur permettent de devenir demain des citoyens libres, épanouis, éclairés et solidaires.

Malheureusement, encore une fois, comme nous vous l’avions annoncé le 20 décembre 2011, (voir notre article) notre académie de Lille fait l’objet de la plus drastique, massive et injuste opération de  suppression de postes d’enseignants et de personnel administratif, pour la rentrée scolaire 2012/2013.

UN RECORD : 988 POSTES D’ENSEIGNANTS en MOINS ET 59 POSTES  ADMINISTRATIFS EQUIVALENTS TEMPS PLEIN  en MOINS, SOIT 1047 SUPPRESSIONS D’EMPLOIS SCOLAIRES DANS L’ACADEMIE DE LILLE.   (Nous ne connaissons pas encore la répartition des chiffres entre le Nord et le Pas-de-Calais)

Ces mesures sont prises en dépit du bon sens et à contre-courant des recommandations de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques), du HCE (Haut Conseil de l’Education) et du CESE (Conseil Economique Social et Environnemental), qui préconisent que l’école et l’éducation doivent devenir l’investissement d’avenir et l’une des priorités nationales.

OUI, plus que jamais, une mobilisation nationale, régionale, départementale et locale concertée et harmonisée s’impose à tous les représentants de parents d’élèves. DES A PRESENT, les COMITES LOCAUX de SALUT PUBLIC doivent se mettre en réflexion, coordination et action.

 

école en danger 

 

 

Certains ont déjà commencé comme par exemple dans le  DOUAISIS.

 

« En février 2011, à partir d'initiatives locales contre des fermetures de classe à Lécluse, à Lallaing, à Aniche, un collectif de défense de l'école de la république regroupant des parents, des enseignants, des élus, des citoyens s'est constitué…. »

 

Après de nombreuses actions, le collectif a rédigé une

 

PROPOSITION DE LOI

 « Article 1 : Tout enfant est accueilli à l'école et au collège dans des classes qui ne comptent pas plus de 25 élèves inscrits.

 

Article 2 : La continuité du service public doit être garantie. Tout enseignant absent doit être remplacé dans un délai de 24 heures. »

  

 

Nous renouvelons l’appel fait en mars 2011 par la FCPE Nord et Pas-de-Calais à continuer de créer partout des comités de salut public pour sauver l’école publique dans la région Nord-Pas de Calais. 

  voir notre article du 25 mars sur ce blog : 

 

La mobilisation importante que l’on a constatée, pour que nos enfants aient les moyens de travailler dans de bonnes conditions à la rentrée 2011, montre qu’il faut continuer de fédérer et poursuivre la coordination pour proposer et agir de manière constructive.

 

IL FAUT POURSUIVRE CETTE ANNEE ENCORE CETTE MOBILISATION PARTOUT !

  

 

Nous savons compter sur vous pour que dès ce mois de janvier 2012 et après, la FCPE du Nord et toutes les familles regroupées dans les conseils locaux de parents d’élèves de toutes les communes et arrondissements du Nord se mobilisent avec les partenaires pour faire échec à une telle débâcle scolaire.

 

 

La carte scolaire du premier degré  est à l’étude et nous vous invitons dès maintenant à regarder de près la situation  de votre école et donc à être vigilants sur les moyens de prise en charge de vos enfants  pour la prochaine rentrée. N’HESITEZ PAS A NOUS CONTACTER TRES VITE !

 

RAPPEL : 399 postes d’enseignants en moins dans le 1er degré sur un total de 5 100 postes supprimés en France  (hors les 600 stages des étudiants-profs),

 

soit -7,8% : 1er rang de France, devant les académies de Nancy-Metz

 

entasser moins 2

 

 

Nous vous proposerons très bientôt des actions qui sont reprises au niveau national de la FCPE.

 

Nous vous souhaitons donc une belle année de convivialité et d’actions pour une école juste et non juste une école.

 

Hachemi SALHI, Président de la FCPE Nord

Patrick PATTE, Secrétaire Général de la FCPE Nord

Défense ecole publique

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 10:50

POUR LES ELEVES, COLLEGIENS ET LYCEENS DU NORD ET DU PAS-DE-CALAIS

 

Le procédé est douteux, pour ne pas dire infâme : la veille des vacances, sont annoncées les suppressions de postes dans les différentes académies de France.

L’académie de Lille est encore plus asséchée, meurtrie, saignée et remporte la palme académique régionale en matière de suppressions de postes :

UN RECORD DE MOINS 988 POSTES D’ENSEIGNANTS PLUS 59 POSTES ADMINISTRATFS soit 1048 SUPPRESSIONS D’EMPLOIS SCOLAIRES DANS LA REGION NORD-PAS DE CALAIS.

 

 

moins 399 postes d’enseignants dans le 1er degré sur un total de 5 100 postes supprimés (hors les 600 stages des étudiants-profs),

soit -7,8% : 1er rang de France, devant les académies de Nancy-Metz

(–367 postes) et Versailles (-260 postes)!

moins 589 postes dans le 2ème degré sur un total de 5 550 postes supprimés,
soit -10,6%
 : 1er rang de France, devant les académies de Versailles (-495 postes) et Nancy-Metz (–425 postes) !

moins 59 postes administratifs sur un total de 525 postes supprimés,
soit -11,2% :
1er rang de France, devant les académies de Paris, Versailles, Créteil, Nantes, Poitiers et Rouen (-25 postes chacune) !

 

Les parents d’élèves et la FCPE du Nord sont scandalisés par ce traitement sacrificiel qui s’apparente à un véritable lynchage de la scolarité et l’avenir de leurs enfants.

 

UN VERITABLE CADEAU EMPOISONNE qui va encore plus :

- affaiblir les résultats scolaires des élèves du Nord déjà en dessous des moyennes nationales,

- sacrifier la scolarisation maternelle des 2/3ans

- désorganiser l’école primaire/élémentaire avec la réduction des animateurs en langues vivantes et en TICE (Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Education)

- réduire le nombre de remplaçants

- faire disparaitre les enseignants spécialisés dans la remédiation pédagogique des élèves en difficultés (RASED)

- massacrer le travail en groupes réduits et la carte des enseignements optionnels dans les lycées

- mettre en difficulté l’accueil des élèves en situation de handicap

- déstabiliser l’enseignement technologique et professionnel, avec les effets désastreux en 2012 de la réforme du Bac Pro 3 ans.

   

Les conséquences des suppressions de postes sont catastrophiques et enterrent, dans l’académie de Lille, toute possibilité de progrès et de réussite.

Ces mesures sont prises en dépit du bon sens et à contre-courant des recommandations de l’OCDE, du HCE (Haut Conseil de l’Education) et du CESE (Conseil économique, social et environnemental) qui préconisent que l’école et l’éducation doivent devenir l’investissement d’avenir.

 

Leur « sur-mesure pédagogique » va précipiter dans l’échec et le décrochage scolaires, une majorité d’élèves d’origine modeste (et ils sont nombreux dans le Nord-Pas de Calais !).

 

On a su, en son temps, protéger l’avenir des banques et des organismes financiers comme on sait aujourd’hui hypothéquer et assombrir l’avenir de milliers d’enfants de notre région !

 

NON LES PARENTS D’ELEVES DU NORD NE SE LAISSERONT PAS FAIRE ET MENER A L’ABATTOIR SANS REAGIR.

 

Dès janvier 2012, La FCPE du Nord et toutes les familles regroupées dans les conseils locaux de parents d’élèves vont se mobiliser pour faire échec à une telle débâcle scolaire.

 

La FCPE du Nord appelle tous les acteurs de la communauté scolaire  et éducative de l’académie de Lille (y compris les élus politiques républicains)  à se mobiliser, coordonner leurs actions pour réagir ensemble et stopper une telle saignée de l’école publique dans le Nord-Pas de Calais.

 

Pour la FCPE Nord

Hachemi SALHI, Président

Patrick PATTE, Secrétaire Général

 


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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 09:32

  LETTRE de la FCPE AUX PARLEMENTAIRES DU NORD

 

Dans nos articles des 20 et 21 octobre, nous portions l’attention sur le vote du budget de l’EDUCATION NATIONALE et les incidences qu’il aura sur l’accueil des enfants en écoles primaires et maternelles.

 

TOUR DE PASSE-PASSE, ECRAN DE FUMEE, INCOHERENCE… ce sont quelques-unes des expressions que nous pourrions utiliser quant à l’annonce du président de la république, le 21 juin de cette année, de la fin des suppressions de classes dans le primaire pour la rentrée 2012. Nous y reviendrons dans un prochain article.

 

Une déclaration qui masque en effet la réalité des intentions, une déclaration qui institue l’écran de fumée pour « calmer » les parents…  

Le président de la république laisse sans doute le soin à son ministre de Education Nationale, monsieur Luc CHATEL, de régler les « détails » de l’application de ses propos.

 

Parmi les « détails » : la suppression des postes dans les RASED (réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté). 

Rappelons que la mission première du service public d’éducation est d'assurer la réussite de tous les élèves. LA SUPPRESSION insidieuse et progressive depuis plusieurs années, des postes dans les RASED porte atteinte à cette mission.

 

Monsieur le ministre de l’Education nationale persiste et propose aux parlementaires en votant le BUDGET 2012 d’aller, par la suppression de postes de maîtres spécialisés (3000), vers la suppression de l’aide aux élèves en grande difficulté ce qui va laisser environ en 2012, 150 000 élèves de plus qui ne pourront être aidés.

 

LA FCPE Nord appelle les parents à demander l’inscription à l’ordre du jour du prochain conseil d’école le point sur l’intervention du RASED dans l’école.

 

Vous trouverez ci-après la lettre que la FCPE Nord adresse aux parlementaires pour leur demander leur position quant aux élèves en grande difficulté.

 


Grand-fonc-.pngFédération Laïque des Conseils

de Parents d’élèves du Nord

 

Lomme, mardi 6 décembre 2011

 

A MESDAMES ET MESSIEURS LES PARLEMENTAIRES DU NORD

 

 

Objet : Stop aux suppressions de postes d'aides spécialisées !

            Non à l’abandon des élèves les plus fragiles !

 

Madame la Députée, Monsieur le Député,

Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur

 

La suppression de 5700 postes prévue dans le premier degré pour le budget 2012 remet en cause pour la troisième année consécutive, l’existence des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED). Les postes de psychologues et d’enseignants qui ne sont pas directement chargés de classe, dont les enseignants spécialisés des RASED, seront les premiers visés.  

 

Le dispositif RASED, constitué d’enseignants spécialisés et de psychologues, est un élément de réponse indispensable à la situation des élèves en grande difficulté. Or, depuis plusieurs années, les suppressions de postes, les limitations des départs en formation, l’augmentation déraisonnable des zones d’intervention ne permettent plus aux personnels spécialisés des RASED de remplir correctement leurs missions. Alors que la réussite scolaire est un facteur essentiel d’intégration dans notre société, ils sont sans cesse confrontés à la souffrance et la détresse des élèves, des enseignants et de leurs parents, avec de moins en moins de moyens pour y répondre.

 

Le rapport parlementaire sur les RASED, portant sur la partie « enseignement scolaire » du projet de loi de finances 2012, sous la direction des députés Xavier Breton et Gérard Gaudron reconnaît pourtant « la spécificité et les compétences de ces professionnels dans le traitement de la difficulté scolaire » et affirme qu’il « n’est pas acceptable de les faire disparaître ».

Or, les trois scénarii sur le devenir des RASED proposant leur mise en extinction, la fusion des options E et G, la sédentarisation des maîtres E avec un regroupement départemental ou la constitution d’un bassin de maîtres G dont le rôle serait de soulager les enseignants méritent des éclaircissements.

 

L’Ecole ne peut pas faire l’impasse sur le traitement de la grande difficulté scolaire. Les personnels spécialisés tiennent une place importante de médiateurs dans l’école entre tous les acteurs.

 

C'est pourquoi le Collectif national RASED alerte les élus de la Nation sur les conséquences dramatiques que ces suppressions de postes font peser sur la scolarité et la réussite de milliers d’élèves.

 

Dans Nord depuis trois années les effectifs des enseignants spécialisés des RASED des circonscriptions s’amenuisent avec pour conséquences des centaines d’enfants qui ne sont plus pris en charge ; en 2009/2010 il a été évalué qu’au moins 2 800 élèves en grande difficulté qui auraient dû être aidés n’ont pu l’être.

 

Nous nous associons donc à cette alerte du Collectif et vous posons des questions auxquelles nous attendons de votre part des réponses précises :

 

- Quelles solutions proposez-vous pour sortir de cette situation très préoccupante du nombre d’élèves en échec scolaire ?

- Quelle est votre position sur l’avenir du dispositif RASED et des professionnels qui le composent ?

 

Nous attendons de votre part un projet ambitieux pour l’École.

 

Nous ferons connaître aux parents de nos associations locales les réponses que vous nous aurez apportées.

 

Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de notre attachement à un service public de l’éducation nationale de qualité qui ne laisse aucun élève au bord de la route.

 

               Patrick PATTE                                                                        Hachemi SALHI

                  Secrétaire Général                                                                  Président

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 15:45

horloge-bleue.jpgLe ministre de l’Education nationale l’a annoncé : la réforme des « rythmes scolaires » semble reportée dans le temps. Elle n’aura sans doute pas lieu.

En tout cas, ça y ressemble : « Aucune décision sur les rythmes scolaires ne sera prise sans qu’il n’y ait de consensus entre tous les acteurs » aurait dit en substance monsieur Chatel.


 

Un point d’Histoire proche : JUIN 2009. On se souvient de quelle manière la mise en place de la semaine de 4 jours a été faite par le prédécesseur de monsieur Chatel, monsieur DARCOS :

-      à la va vite, au forceps, en juin 2009 pour une application à la rentrée de septembre 2009 

-      pseudo consultation  ou pas de consultation dans les conseils d’école,

-      ignorance totale ou presque des études des chercheurs sur les rythmes 

-       

 

Cela a occasionné les dégâts constatés par les spécialistes, les enseignants, les parents : des enfants fatigués, au rythme hebdomadaire cassé, etc…

 

Depuis, la situation n’a pas évolué (plus de deux ans déjà !). Nous nous permettons donc de nous étonner sur l’extrême lenteur, cette fois, du ministre de l’éducation nationale actuel à prendre les mesures nécessaires…pour 2013 !

 

Nous répétons ce que nous avons dit dans notre article du 3 novembre de cette année :

A QUOI ONT DONC SERVI LES CONSULTATIONS ET LES TRAVAUX SUR LES RYTHMES ?

 

A RIEN semble-t-il pour le ministère et le ministre de l’éducation nationale !  

 

rythmes-scolaires-rapport-orientation_184649.42.jpg

 

 

Rappelons que, mise en place en juin 2010, une première phase de concertation a été organisée jusqu’en janvier 2011. Le Comité de pilotage de la conférence nationale sur les rythmes scolaires a remis lundi 4 juillet 2011 un rapport à Luc Chatel, rapport contenant 10 propositions.

 

 

  Et depuis ? RIEN.

 

 

 

Comme le dit la FCPE nationale, le ministère de l’Education nationale aurait pu, par exemple, prendre la plus simple et raisonnable des décisions : modifier le calendrier scolaire en portant à deux semaines complètes les vacances de la Toussaint. 

 Au contraire, le ministère a laissé, cette année encore, certains rectorats réduire cette coupure d’une journée supplémentaire.

Le ministre s’était aussi engagé à rédiger une circulaire concernant la préconisation d’un temps de restauration de 90 minutes minimum et ceci conformément aux revendications de la FCPE. Cette circulaire n’est toujours pas parue ! 

 

Mais tout cela, c’était sans compter avec le président de la république qui a  annoncé le 21 juin 2011, sans crier gare, un nouveau débat.


Du coup, le ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel, a indiqué qu’il allait engager des "concertations" sur la base de ce rapport afin de décider concrètement de mesures qui pourraient (peut-être ?) entrer en vigueur à la rentrée 2013 !   


Une façon de gagner du temps alors que tous les acteurs se sont exprimés dans le cadre de la conférence nationale et que le ministre possède désormais tous les éléments du débat ?


Entre la précipitation de la mise en place de la semaine de quatre jours en 2009 et des mesures qui doivent peut-être voir le jour en 2013, il y a  un problème de rythme… mais il est ministériel, ça c’est sûr ! 


Les enfants du primaire devront-ils continuer d’être malmenés sur un rythme hebdomadaire de  quatre jours prouvé nuisible pour une grande partie des élèves, et ceci pendant près de deux ans ?


Devra-t-on attendre encore ce temps pour que l’année scolaire soient constituée d’une alternance équilibrée de périodes de repos (vacances)  et de travail ?


Nous pensons que cela ressemble plutôt à un abandon du projet de réformer les rythmes scolaires  à l’approche de l’élection présidentielle, calendrier électoral présidentiel oblige. Ne fâchons personne !


Et les enfants et les jeunes ? Qu’ils continuent d’attendre !horloge-rouge.jpg

   

La FCPE Nord maintient que la mise place d’un « AMENAGEMENT DU TEMPS SCOLAIRE », d’une réforme des rythmes des enfants et des jeunes et de l’articulation des temps de vie sont des URGENCES qu’il est temps d’acter dans les faits :


« Si tout élève est un enfant, l’enfant n’est pas seulement un élève ! Il faut donc travailler sur le rythme de vie et d’apprentissage des enfants et des adolescents en incluant tous les temps de leur vie : familial, sociétal (sports, activités culturelles, rencontres avec les pairs…) scolaire, sommeil, restauration, inactivité… Il faut aussi dépasser l’intérêt des adultes, quels qu’ils soient, pour se concentrer sur l’intérêt de l’enfant et donc de l’élève. » (FCPE).

 

Face à l’immobilisme, la FCPE Nord demande au ministre d’agir sans délai pour l’équilibre des enfants et des jeunes qui actuellement souffrent de plus en plus dans leur quotidien face à des rythmes insensés à l’école, au collège et au lycée.

La FCPE Nord appelle les parents d’élèves à se mobiliser pour transformer l’Ecole.

Elle appelle les parents d’élèves à débattre de la question des rythmes dans les conseils d’école (des demandes de dérogations à la semaine de 4 jours sont possibles) et à demander au moins la création d’une commission des emplois du temps dans les collèges et les lycées.

 

En attendant … le dégel ! (c’est bientôt l’hiver, si, si)

 

Patrick PATTE

Secrétaire Général
FCPE Nord

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 16:58

Nous faisions récemment état de la suppression de 3000 postes en moins pour les élèves en difficulté dans le prochain BUDGET 2012 de l'Education nationale.

 

Rappelons que les RASED (« les Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté ») qui seront touchés par ces suppressions sont des structures de circonscription qui interviennent dans les écoles pour aider les élèves en grande difficulté à se réinsérer dans une scolarité normale : un travail mené avec efficacité mais qui subit chaque année des diminutions de moyens. Les RASED ont subi depuis 2008 plus de 3 500 suppressions, soit plus d'un quart de leurs effectifs ce qui a déjà entraîné pour les personnels à choisir de ne pas prendre en charge certains élèves qui en ont pourtant besoin.

La mise en œuvre de cette politique laissera de plus en plus d’élèves en difficulté sans aide spécialisée dans des classes avec des effectifs encore plus chargés dans certains endroits.

  On voit clairement que les élèves les plus fragiles ne sont pas dans les préoccupations du gouvernement et du ministre de l’éducation nationale.111021 photo blog

 Des enfants sont et seront laissés sur le bord du chemin: on leur supprime les moyens de pouvoir essayer de s’en sortir et les mesures prises par le budget 2012 sacrifieront leur avenir.

Ce véritable scandale d'un abandon par le ministère de l'éducation nationale et l'Etat des plus fragiles des élèves est dénoncé par  nombre d'organisations rassemblées dans le Collectif national RASED qui a lancé un appel ce 16 novembre. 


Vous trouverez ci-après le texte du communiqué auquel la FCPE s'est associé en tant que membre de ce collectif.

 

pour la FCPE NORD
Patrick PATTE

Secrétaire Général

 

Collectif national RASED
Stop aux suppressions de postes d'aides spécialisées !

Le Collectif RASED s'est réuni le 9 novembre dernier afin de lancer de nouvelles actions pour continuer de sensibiliser la communauté éducative sur l'avenir des aides spécialisées. De fait depuis la rentrée, de nombreuses initiatives ont mis en avant les RASED : actions du 27 septembre, colloque de la FNAME, Forum des RASED, premières diffusions du film produit par la FNAREN « Un parmi les autres »...

La suppression de 5700 postes prévue dans le premier degré en 2012 cible, aux côtés des intervenants langues, conseillers pédagogiques ou encore les remplaçants, à nouveau les RASED. La quasi absence de départs en formations spécialisées dans les options E et G, comme leur forte diminution pour les psychologues scolaires, contribuent à l'extinction des RASED.

Dans un récent rapport portant sur la partie « enseignement scolaire » du projet de loi de finances 2012, sous la direction des députés Xavier Breton et Gérard Gaudron,

3 scénarii sur le devenir des RASED sont abordés :

- la mise en extinction des RASED que ce rapport ne juge pas acceptable au vu de l'utilité des RASED

- la fusion des options E et G

- la sédentarisation des maîtres E avec un regroupement au niveau départemental ou la constitution d’un bassin de maîtres G, dont le rôle serait de « soulager » les enseignants.

Pour le Collectif RASED, cette approche s'inscrit dans la politique de suppressions de postes qui prévoit 3000 suppressions de postes d’enseignants spécialisés. Elle va à l'encontre des besoins des élèves et des écoles, ni de l'avis des parents. Elle conduit tout droit à la désorganisation définitive des RASED, à leur disparition à très court terme et au renforcement des inégalités dans l’école publique.

Le collectif RASED relance le débat public sur les aides spécialisées, en :

- s'adressant à l'ensemble des élus (motions d'écoles, lettres), dans cette période de vote du budget, sur la nécessité de préserver les RASED et les moyens de l'école, pour accompagner vraiment tous les élèves vers la réussite scolaire

- s'appuyant notamment sur la diffusion du film de la FNAREN

- demandant à nouveau, une audience au ministre de l'Education Nationale pour l'interroger sur ses intentions réelles concernant le devenir des RASED.

Le collectif RASED rassemble les associations professionnelles (AFPEN, FNAME, FNAREN, ANCP), les organisations syndicales (FO, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SIEN-UNSA, SNPI-FSU, SNUIPP-FSU, SUD­Educ, UNSEN-CGT), les associations de parents (FCPE), ainsi que les mouvements pédagogiques (AGSAS, GFEN, ICEM-pédagogie Freinet)

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 15:49

 

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La baisse des fonds sociaux d’état a bien eu lieu en 2011 et se poursuivra en 2012 : c’est ce qui ressort des informations que nous avons d’un certain nombre de nos associations locales de lycées et collèges. Les diminutions des dotations de l’état (rectorat pour les lycées, Inspection académique pour les collèges) ont pu atteindre plus de 60% dans certains cas. Rappelons que ces fonds sociaux cumulés à ceux versés par la région ou le département (qui les ont, eux, maintenus) permettent notamment d’aider les familles en fonction d’un barème établi suivant les ressources.

 

Après les fonds sociaux, c’est aux BOURSES pour les collégiens et lycéens que s’attaquent les députés de la majorité.

 

Non contente de supprimer 14 000 postes dans l’Education nationale pour 2012, la majorité à l'Assemblée nationale a voté la suppression de 11 millions d’euros de crédits de bourses de collèges et de lycées  (ainsi que 2 millions d’euros sur les fonds sociaux) tout en prétendant lutter contre les inégalités sociales à l’Ecole !

 

« A jouer avec les milliards d'euros dans leurs discours, certains ont manifestement perdu tout sens de la réalité de ce que vivent les familles pour qui la scolarité, normalement gratuite, coûte déjà trop cher et alors qu’elles ne seront pas épargnées par l’augmentation de la TVA.

La majorité de l'Assemblée nationale pense-t-elle que c'est ainsi que l'on réglera la question des inégalités dans notre pays et dans notre Ecole ? Ces députés savent-ils seulement quel est le montant d’une bourse de collège ? Savent-ils ce que représentent les coûts directs d'une scolarité? » (extrait du communiqué national de la FCPE)

 

Il est grand temps au contraire, face à la précarité des familles et à la pauvreté des jeunes  de revaloriser les bourses dont le montant est ridiculement bas :

Au collège, ce montant se situe entre 80,91 euros par an (pour une famille de deux enfants et entre 1 500 et 760 euros de revenu par mois) et 350,01 euros (pour un revenu de 260 euros par mois maximum).

 

La FCPE appelle à une autre politique sociale, non seulement nécessaire mais possible à l'Education nationale si bien sûr d’autres choix budgétaires étaient faits notamment au niveau des recettes : le ministre de l’Education nationale et les députés qui ont voté le budget se retranchent sans doute derrière la crise qui a « bon dos » : il faut faire des économies. Sur le dos de qui justement ? Incontestablement sur celui des élèves et notamment ceux les moins favorisés ou les plus fragiles ou les plus en difficulté à qui on réduit les chances de préparer leur avenir. Les faits et les décisions le montrent.

 

Nous continuerons  donc très bientôt de faire le point qualitatif des réalités 2011 de la politique de suppressions des moyens à la dernière rentrée dans les établissements scolaires du département.

 

« Tourner le dos aux réalités vécues par les élèves ne permettra en aucun cas d’assurer le savoir pour tous, ni la réussite de chacun. »

 

Nous y reviendrons…

 

Patrick PATTE

Secrétaire général FCPE Nord

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 10:42

C’est le qualificatif employé par les parents d’élèves et la FCPE du Collège Jean ZAY à Faches-Thumesnil.

 

intolérable : l’actuelle Principale doit essayer de gérer deux établissements : Jean Zay mais aussi l’autre collège de Faches-Thumesnil (Mermoz).

intolérable : un seul demi-poste de Conseiller Principal d’Education pour tout l’établissement

intolérable : depuis le 26 septembre 2011, la principale adjointe qui a un poste à plein temps est en congé maladie sans être remplacée pendant plusieurs semaines

 

Les parents d’élèves en colère rappellent :

- Leurs diverses interventions depuis mai 2011 pour réclamer des postes à temps plein

- Leurs interventions auprès du rectorat pour que la principale adjointe soit remplacée

- En 2008-2009, pour 272 élèves, il y avait deux principaux à plein temps.

- En 2010-2011, pour 320 élèves, il n’y a plus qu’un principal et moins d’un mi-temps.

 

Madame la Rectrice, où est le progrès quant à l’encadrement des élèves et la gestion des établissements ? Qu’on ne s’étonne pas des problèmes qui surviennent et pourront survenir.

 

Ce ne sont pas les affirmations que la rentrée a été excellente qui vont masquer que, sur le terrain, le qualitatif de l’encadrement est malmené. Le collège Jean ZAY n’est qu’un exemple parmi d’autres.

 

La tension monte chez les parents qui ont décidé d’entreprendre des actions pour attirer une fois encore l’attention sur cette situation puisqu’aucune solution n’a été trouvée malgré leurs demandes justifiées.

 

Les parents d’élèves FCPE du collège Jean ZAY appellent

 

LE LUNDI 7 NOVEMBRE 2011

à UNE JOURNÈE COLLÈGE MORT AU COLLÈGE JEAN ZAY

À FACHES-THUMESNIL

 

Ils  demandent aux parents :

- de ne pas envoyer leurs enfants en cours ce lundi

- de faire un mot d'excuse (le mardi 08/11) dans le carnet de correspondance avec la mention "soutien à la journée collège mort"

- de venir devant le collège dès 8 heures en soutien

- de garder ensuite les enfants à la maison pour éviter toute dérive et leur présence devant le collège sans l’accompagnement d'un parent

 

LA FCPE Nord soutient cette action et déplore qu’une fois de plus que pour se faire entendre, les parents doivent une fois encore montrer leur mécontentement. Ce n’est pas par plaisir que les parents font une journée « morte » mais par obligation puisque que le rectorat ne veut pas les entendre.

 

Le rectorat portera la responsabilité de cette journée d’école en moins pour les élèves comme de toutes les heures perdues dans l’académie parce que des professeurs ne sont pas remplacés à temps.

 

INTOLÉRABLE !  Nuit des ecoles

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 11:45

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A RIEN pour le ministère et le ministre de l’éducation nationale !

 

A la rentrée des vacances de la Toussaint : deux occasions manquées par le ministère pour améliorer les conditions de travail des élèves !

 

Le mercredi 2 novembre, les élèves ont repris le chemin de l’Ecole.

 

PREMIERE OCCASION MANQUEE : les vacances dites « de Toussaint »

Les derniers rapports, de l'Académie de médecine, de la mission parlementaire et de la conférence sur les rythmes, ainsi que les chercheurs, tous condamnent la durée actuelle des vacances « de la Toussaint ». Ces vacances n’offrent pas aux élèves un temps de repos suffisant dans un premier trimestre d’une longueur excessive.

 

Le ministère de l’Education nationale aurait pu prendre la plus simple et raisonnable des décisions : modifier le calendrier scolaire en portant à deux semaines complètes les vacances de la Toussaint. 

 

Au contraire, le ministère a laissé cette année encore, certains rectorats réduire cette coupure d’une journée supplémentaire.

 

La FCPE rappelle que si le ministère de l’Education nationale respectait les élèves, ces derniers seraient encore tous en vacances et ce pour trois jours !

 

DEUXIEME OCCASION MANQUEE : par le ministère concerne LA DUREE DE LA PAUSE MERIDIENNE.

Le ministre s’était engagé à rédiger une circulaire concernant la préconisation d’un temps de restauration de 90 minutes minimum et ceci conformément aux revendications de la FCPE. Cette circulaire n’est toujours pas parue ! 

 

La FCPE appelle les parents d’élèves à débattre de la question des rythmes et à demander la création d’une commission des emplois du temps dans les collèges et les lycées.

 

Face à l’immobilisme du ministère, la FCPE appelle les parents d’élèves à se mobiliser pour transformer l’Ecole.

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 15:43

Notre article d’hier faisait état des suppressions de postes annoncées dans le budget 2012 de l’éducation nationale.

 

Sur les 14 000 suppressions au niveau national, 5.700 postes d’enseignants concernent les écoles primaires publiques.

 

Quelles en seront les répercussions dans l’académie et dans le département du Nord ?

 

L’an dernier, la purge budgétaire avait prioritairement ciblé les postes « classe ».

Pour la prochaine année scolaire, la rue de Grenelle (autrement dit le siège du ministère de l’éducation nationale) se doit de tenir l’engagement du président de la République de maintenir le même nombre de classes à la rentrée prochaine : les présidentielles arrivent à grand pas : l’Élysée ne veut pas des mobilisations de parents, d’élus et d’enseignants contre les suppressions de classes. Il y aura néanmoins une conséquence : dans les écoles qui attendent des élèves supplémentaires, les ouvertures de classes seront impossibles. 

 

La scolarisation des moins de trois ans va poursuivre sa chute : cela veut dire encore plus de refus d’accueil en maternelle pour ne pas créer de postes.

 

Mais la « purge » doit continuer et on va réduire le nombre de postes en maternelle et en primaire en touchant aux postes qui ne sont pas des postes « classe » :

 

- Moins 700 postes d’intervenants en langues qui effectuaient un bon travail et qu’on ne reprendra pas

- Moins 2000 enseignants remplaçants : cela veut dire encore des classes sans remplaçants alors que la situation est déjà catastrophique. A moins qu’il ne soit prévu de recourir à des contractuels précaires recrutés à l’ANPE pour enseigner dans les écoles comme le Rectorat de Paris vient de l’annoncer : rappelons que la FCPE demande que les professeurs remplaçants soient des personnels formés. Ce ne sera pas le cas

- Moins 3000 POSTES en RASED

 

Cette année encore, les coups de ciseaux devraient donc toucher les postes d’enseignants RASED déjà bien affaiblis par plusieurs années de coupes.

Rappelons que « les Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté » sont des structures de circonscription qui interviennent dans les écoles pour aider les élèves en grande difficulté à se réinsérer dans une scolarité normale : Un travail mené avec efficacité mais qui subit chaque année des diminutions de moyens : Les RASED ont subi depuis 2008 plus de 3 500 suppressions, soit plus d'un quart de leurs effectifs ce qui a déjà entraîné pour les personnels à choisir de ne pas prendre en charge certains élèves qui en ont pourtant besoin.

La mise en œuvre de cette politique laissera de plus en plus d’élèves en difficultés sans aide spécialisée dans des classes avec des effectifs encore plus chargés dans certains endroits.  

 

On voit clairement que les élèves les plus fragiles ne sont pas dans les préoccupations du gouvernement et du ministre de l’éducation nationale (pas plus que la pédagogie d’ailleurs) mais qu’il est bien plus important pour eux de sacrifier au dogme de la « sainte calculette » des technocrates (pour qui seuls comptent la gestion et leurs bons résultats sur l’économie des postes) pour faire plaisir aux agences de notation économique. Conserver un A, ça le vaut bien ! Mais pour les familles et les élèves ça ne vaut rien.

 

Merci pour les enfants qui sont et seront laissés sur le bord du chemin et à qui on supprime les moyens de pouvoir essayer de s’en sortir et dont on sacrifiera l’avenir.

 

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Extraite du site http://rased-en-lutte.net

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