Ce n'est pas qu'ils soient contre la réforme du lycée pilotée par Xavier Darcos. Ce qui les chagrine, ces parents d'élèves, c'est qu'ils n'ont pas du tout été consultés. Alors, pour peser dans le débat, la FCPE du Nord a décidé d'organiser trois colloques (à Lille, Valenciennes et Dunkerque) « pour récolter le plus d'idées possibles », selon les termes de son président Pascal Maginot. Il a en fait été contacté par le député PS Yves Durand, également enseignant, dans le cadre d'un groupe de réflexion sur le lycée qu'il anime à l'Assemblée nationale.
Et la démocratie participative, même dans une cour de récré, semble porter ses fruits. Parmi les pistes défrichées, la volonté de ne pas cantonner la réforme au seul lycée (et pour l'instant, dans la pratique, seulement à la seconde), mais aussi au collège, voire à l'école primaire. Mettre fin au « saucissonnage » des cours par tranche d'une heure et les rallonger de 30 minutes pour limiter le nombre de matières abordées dans la journée et ainsi gagner en efficacité.
Anne Mikolajczak, trésorière de la FCPE du Nord, qui animait les débats hier, milite aussi pour « une plus grande concertation entre professeurs de 3e et de lycée », une charnière pas toujours facile à négocier pour les élèves, et « pour qu'on laisse le temps aux enfants d'explorer les possibles » et propose de dédier une semaine « entre les deux semestres de seconde » à l'orientation et à la construction d'un objectif professionnel.
Après le dernier colloque dunkerquois et d'ici un mois, l'organisation de parents d'élèves remettra ses conclusions au député, au recteur de l'académie de Lille ainsi qu'au ministère. Fin mai, ce sera au congrès national de la FCPE que Pacal Maginot ira apporter la contribution des parents d'élèves du Nord.
GRÉGORY PLESSE
Monsieur Grandame, Proviseur du lycée de l'Escaut de Valenciennes, a accueilli une vingtaine de parents et les représentants départementaux FCPE ce samedi 28 mars.